23.3.10

De retour dans 5 minutes...

Je reviens, ce ne sera pas long...

8.3.10

Encore

Mon texte laconique sur les failles et les contradictions a soulevé quelques commentaires. D’abord, je m’aperçois qu’on visite mon petit coin même si j’avais délaissé les productions depuis un moment; j’en suis enchantée. Ensuite, j’aime à penser que mes humbles réflexions s’immiscent dans quelques têtes et y trottent assez pour qu’on me réponde.

Les observations dont je parle sont non pas inquiétantes, mais nourrissantes et servent à accroître ma compréhension de ce qui est en vie. J’avoue par contre être parfois désillusionnée (à ne pas prendre de façon personnelle), mais aussi souvent rassurée sur l’humanitude.

Le décalage vient du fait que dans notre tête, tout est parfait. Même si on trouve plus tard le moyen de se réfuter soi-même, on se félicitera ensuite d’avoir su surpasser notre propre réflexion en allant au-delà de nous-mêmes.

5.3.10

Prolongement

Je parlais de failles, de contradictions. Je me rends compte que j’en avais déjà parlé il y a quelques mois. Écho. Heureuse d’être témoin de ma cohérence. Voilà où je voulais peut-être en venir : la cohérence. C’est elle qui détermine l’étroite union entre les fragments d’une entièreté, d’un être aussi. Chaque partie se doit d’entretenir un rapport conséquent, harmonieux. Je sais, je suis rigide. Si la chance tourne, ne vous gênez surtout pas de me rappeler mes propres paroles.

3.3.10

Crescendo

J'observe les autres et je me corrige...

Lacune

Je suis un radar à contradictions. Je cherche souvent, malgré moi, la faille chez les autres qui dénonce leur caractère antinomique. C’est un mécanisme qui se déclenche instantanément, sans mon accord. Comme si ma mémoire gardait en elle toutes informations pouvant être un jour réfutées. Pourtant, je ne prends aucun plaisir à découvrir ces paradoxes chez autrui. Je ne suis pas de celle qui tente de se positionner supérieurement en relevant les faiblesses des autres. Je vois simplement ce qui cloche, tout de suite, rapidement. Et une fois que je remarque, mon attention s’y fixe et n’arrive pas à décrocher.
Je sais, je sais : et moi dans tout ça? Bonne question!

5.2.10

Embarras du choix

On entend sempiternellement qu’ « on a toujours le choix » et que « choisir c’est renoncer ». Le concept de choix et par extension de mauvais choix, n’est pas valide dans la mesure où chaque choix est définitif, mais offrant à la fois la possibilité d’effectuer de nouveaux choix. Une conséquence découle d’un choix; une autre conséquence aurait découlé d’un autre choix. Je n’aime pas choisir, non pas par peur de me tromper, mais souvent par indécision. Pourtant, j’ai des avis et des opinions sur beaucoup de choses, mais l’acte de choisir me met dans une situation où je peux agir sur la mouvance. Et lorsqu’on prend conscience du pouvoir qui peut se retrouver entre nos mains, il est difficile de revenir en arrière et d’oublier qu’on incarne ce qui influence le cours des jours.

22.1.10

Parallèle

Qui ne se compare pas? Ou plutôt, qui est capable d’éviter de se comparer aux autres? Nocive réaction qui nous enlise et ne fait qu’accentuer nos errances.

Je pense à cette personne que je connais qui non seulement écrit beaucoup, mais elle le fait très bien. Je la lis et je me juge aussitôt. En fait, je me tape sur la tête. Je me déprécie et je suis redoutable. Je critique mon style : je le trouve amateur, sans couleur et peu original; je juge la fréquence de mon activité : je n’écris pas aussi souvent que je le devrais, je culpabilise et vois le temps filer; je condamne mon inaction et ma paresse.

Je sais que tout ça n’est aucunement aidant, mais le blâme arrive toujours plus vite que la clémence. Elle se fait clancher à tous les coups.

De la compassion? Envers soi-même?

21.1.10

Arcane

Dans Les Frères Karamazov de Dostoïevski, Ivan dit à son frère Alexei : le secret de l’existence humaine consiste, non pas seulement à vivre, mais encore à trouver un motif de vivre.
En déconstruisant le propos, il est possible de formuler que nous vivons pour chercher comment vivre. Nous passons alors notre existence à s’efforcer de trouver l’essence ou si on veut, la source, qui, en définitive, nous permettra d’exister.
Cette phrase me dévoile à la fois à moi-même et à tout ce qui m’entoure. C’est elle qui apporte les tourments, c’est elle qui provoque l’étourdissement, mais aussi l’ivresse et la vigueur.
Trouver ce qui nous tient debout sans jamais savoir ce qui un jour nous inclinera est un mystère qui devient un moteur. Mais ce motif, cette quête, quand savons-nous que c’est la bonne?
Cette idée de quête qu’on entend souvent renvoie au sempiternel énoncé « le chemin est plus important que la destination». Ainsi, j’ai envie de dire : passons donc notre temps à faire des allers-retours vers nulle part et tirons-en plaisir!

13.1.10

Somnolence

Je sais, I'm lazy...

5.1.10

Un

Une nouvelle année. De nouveaux espoirs, de nouveaux choix, de nouvelles possibilités. Comme si le tout d’avant s’effaçait ou s’estompait pour ne laisser que ce tableau à remplir de nouveau. J’aime à penser que le meilleur est toujours présent ou à venir. Qu’il est dans la seconde là, tout près. L’entièreté de l’année est donc dans chaque seconde qu’on voit.
Santé!

28.12.09

Pause

Patience, quelque chose viendra...

15.12.09

Blues

J’aime les choses éphémères. Celles qu’on souhaite revoir.

12.12.09

Entracte dans la nuit

5h33 du matin. J’entends des bruits gutturaux tout près et je sens quelque chose d’humide à mes pieds. Je soulève les couvertures du lit, Julius sort des ténèbres et vient se blottir tout contre moi, comme si de rien n’était. Mais il a régurgité le toutou. Ouvre les lumières, change le lit. Pendant tout ce temps, Julius, tout ébouriffé, attend de reprendre sa nuit non achevée. Il a dû rentrer tard et fêter un peu trop… Et moi, je grogne en tentant de retrouver une position qui ne me fait pas trop souffrir… c’est raté!

11.12.09

Réalité

J'ai perdu 6 heures de ma journée à attendre dans une clinique... aussi bien dire que j'ai perdu ma journée en entier. Je suis arrivée là-bas à 8h45 et il y avait déjà 35 personnes avant moi. Comble de la patience, après mes radiographies, le personnel avait oublié mon dossier pour le rappel avec les résultats, je me suis donc farcie une heure d'attente pour rien. Maintenant je me souviens pourquoi je passe souvent par-dessus mes petits bobos pour éviter d'aller consulter. Je vous jure que mon mal était atroce pour avoir oublié cette réalité... J'espère que mes antidouleurs valent la peine!

9.12.09

Influence

Est-ce que toute cette neige qui tombe et qui installe à l’avance l’ambiance de Noël devrait m’inspirer quelque chose de particulier? Une composition douillette, intimiste, voire romantico-kitsch? Je n’ai rien contre le romantisme, au contraire, voici même une confession : je suis du genre romantique. Je m’arrêterai ici en ce qui concerne les détails, mais la preuve est faite : la température a un effet direct sur les coulisses de mon imaginaire créatif. Mais tant qu’à être partie sur le chemin du goût douteux, poursuivons un peu. Mon petit Julius est sur mes genoux et il regarde les flocons qui s’amoncellent sur le bord de la fenêtre. Voilà qu’il grimpe même un peu plus haut sur moi pour avoir une meilleure vue d’ensemble. Je pense qu’il veut que je mette une petite musique… Nous allons avoir une belle journée... Julius, la neige, la musique, l’ordinateur, mon imaginaire et moi…

8.12.09

Heure

Je suis dans une vitrine. Le café dans lequel je me trouve offre un petit espace tout au devant qui est surélevé et donnant sur une grande fenêtre. Seule place restante lorsque je suis arrivée. Tout le monde dans le café se retrouve donc derrière moi, dans mon dos et ça me donne l’impression d’être vraiment seule. Il est 13h50 et voyons combien de temps je mettrai à écrire un petit quelque chose qui vaille un peu la peine…

De l’autre côté de la rue, je vois un parc avec cette petite neige qui illumine l’espace. Mais entre nous, une rue. Des autobus bondés passent, des voitures s’arrêtent, des gens marchent, j’observe ce qui se déroule et c’est terriblement cliché parce qu’en plus, dans mes oreilles, Miles Davis donne de la trompette.

Et là, je pense. Je me dis que c’est fou combien je ressens les choses de façon vive ces temps-ci. À chaque fois comme une décharge véhémente. Mais pas nécessairement acérée ni cinglante, seulement intensément. J’apprends. Et il est 14h04… j’ai même eu le temps d’aller me chercher un autre café…

7.12.09

Tournant

Après un léger égarement, je sais ce qui est vraiment important et aujourd’hui, je choisis de faire face au vent.

6.12.09

Comédie

Parfois les gens interprètent nos pensées ou actions sans vraiment connaître ce qui se dissimule derrière la mascarade de faux-fuyants… Je dis : les apparences sont trompeuses et vous n’avez aucune idée réellement…

5.12.09

Vite une gifle

Ne pas savoir comment bien gérer une émotion pousse parfois l’humain à fragiliser son équilibre. Gâcher un moment en s’emmurant n’entraîne rien de bon pour le futur, même proche…

1.12.09

5HT

Je viens de comprendre quelque chose. Sur moi. Quelque chose en moi. Parce que des fois, subitement, je me sens dans un monde parallèle. Je regarde autour, tout bouge mais c’est comme si je ne me laissais pas atteindre. Et ces derniers temps, je ressasse les mêmes lubies qui entravent mon ascension. Pourquoi est-ce que ça me fait quelque chose? Je me dis : non, ça ne me fait rien. Je choisis de ne pas me laisser toucher. Parfois, je n’ai pas la bonne tactique. Je devrais tenter de pratiquer la maïeutique avec moi-même.